Bande-son : « Human », Rag’n’Bone

I’m only human, I do what I can, I’m just a man, I do what I can, don’t put the blame on me. Don’t put the blame on me.

Acharné dans sa lutte contre le monde et lui-même, Charles Vane est le produit de la société qui l’a vu naître. Profondément et violemment humain, il revient de si loin que faire ce qu’il peut, ce n’est jamais assez.

Bande-son : « Sail », Awolnation

Maybe I should cry for help. Maybe I should kill myself. Blame it on my ADD, baby. Maybe I’m a different breed, maybe I’m not listening. So blame it on my ADD, baby. Sail !

Charles Vane a un sentiment de décalage avec le reste de ses compagnons. Servir sous les ordres de Jennings le rend amer et malheureux. Pour la première fois de sa vie, il envisage de la prendre en main concrètement, afin d’être plus libre. En haut des mâts de la Bathsheba, sous une pluie fine et tiède, il dérabante le petit perroquet. Pas le temps de se perdre dans ses réflexions. Le navire d’abord.

Bande-son : « Money (That’s what I want) », Barrett Strong

Money don’t get everything, it’s true. But what it don’t get, I can’t use. I need money, that’s what I want.

Jack Rackham multiplie les petits deals à Nassau, achetant ce dont personne ne veut, et revendant ce que personne n’achète. On se moque de ses tenues bariolées, on rit de son allure dégingandée, mais au fond on se méfie de lui. Car derrière ses airs comiques, il est malin et persuasif.

Bande-son : « Too old to die young », Brother Dege

You’ve got your reasons, and I’ve got my wants. Still got that feeling, but I’m too old to die yound now.

Les marins de l’Anglesea sont pour la plupart des vieux de la vieille. Ils sont suffisamment vieux pour avoir connu trop de capitaines tyranniques. Ils sont fatigués, en colère, et n’ont rien à perdre. C’est ce qui les amène à fomenter une mutinerie…

Bande-son : « If I ever leave this world alive », Flogging Molly

If I ever leave this world alive, I’ll thank for all the things you did in my life. If I ever leave this world alive, I’ll come back down and sit beside your feet tonight. Wherever I am, you’ll always be more than just a memory.

En quittant Londres, Ruth Wolff a laissé derrière elle une personne. Une seule. Bill, le vieux poissonnier du quai des Douanes. Sans lui, sans ce qu’il lui a appris, jamais elle ne serait partie. Jamais elle ne l’oubliera, et son plus grand regret est de ne pas pouvoir lui faire savoir qu’elle va bien, qu’elle est libre, et heureuse.

Bande-son : « Freedom », Elayna Boynton et Anthony Hamilton

Life hasn’t been very kind to me lately. But I suppose it’s a push from moving on… […] I am looking for freedom… Looking for freedom. And to find it cost me everything I have…

Londres a détruit Ruth Grey en même temps qu’elle a créé Ruth Wolff. La violence et l’injustice l’ont privé de tout espoir d’avenir. C’est en sacrifiant le peu qui lui reste qu’elle parviendra à se libérer de cette ville.

Bande-son : « 4-15-13 », Dropkick Murphys

We’re all just people tryin’ to get along. We’re all just people tryin’ to make our way. We’re all just people tryin’ to make it through another day.

Ruth Wolff a grandi dans les rues de Londres, avec des centaines d’autres gamines et gamins de son âge, tous plus ou moins livrés à eux-mêmes, contraints dès leur plus jeune âge à voler et à truander pour survivre. Ils ont perdus leur innocence il y a longtemps, et sont à l’image de leur environnement : sales et violents.

Bande-son : « London Calling », the Clash

London calling to the underworld, come out of the cupboard, you boys and girls.

Le Londres du début du XVIII° siècle, en pleine reconstruction d’un côté, et croupissant dans sa fange de l’autre, là-bas, à l’est, vers les bas-fonds de Wapping. Des quartiers où la violence, la pauvreté, la maladie, côtoient la solidarité des gangs, la fête des marins en débarque, et un melting-pot de cultures du monde entier, qui viennent s’échouer ici.

Bande-son : « Funky Kingston », Toots and the Maytals

Playing from east to west, yeah. I just play from north to south, yeah.

Charles Vane se rend chez le gouverneur de Jamaïque avec son capitaine. La Jamaïque, territoire sous domination européenne, mais habitée par une écrasante majorité de Noirs esclaves… Une culture créole qui se créée, du côté des oppresseurs comme des opprimés. Une contre-culture face au joug impérial, une contre-culture face à l’oppression blanche.